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  • Myriam Blal

Mon déflorage parisien...

Aktualisiert: 10. Dez 2017

Première fois à Paris: 9 - 12 avril



-Hey, Mad'moiselle! Taxi?!


Quelques minutes plus tard, je me laisse enfiler un filet sur la tête avant de la coincer dans un casque de moto. Une main m'aide à me hisser sur mon siège et nous nous engouffrons dans le trafic parisien sous un soleil printanier.


Arrivée devant le Manoir de Paris, je sens un souffle chaud et odorant me caresser la nuque, un croisement entre le Docteur Maboule et un zombie me siffle des menaces dans le creux de l'oreille. À contre-coeur, je suis tout de même ma soeur et mes amies dans les profondeurs de nos pires cauchemars.


L'exorciste, l'asile de fou et meurtre à la tronçonneuse… Une heure de pure terreur!


Après un petit remontant pour nous remettre de nos émotions, nous filons nous asseoir au fond d'une cave, nos cocktails à la main, au premier rang face à une toute petite scène qui verra défiler un lot d'humoristes tout au long de la soirée.


Comment passer du rire aux larmes ou vice-et-versa en moins de 24h…


Le week-end passe si vite que nous en sommes déjà à essayer d'optimiser nos compétences en matière de Tetris pour faire entrer 4 filles, 3 valises et un sac à dos dans le plus petit ascenseur que je n'ai jamais vu de ma vie.


Le co-voiturage qui nous ramène sur Genève me laisse tout le temps de réaliser l'inévitable: je rentre chez moi.


Le trajet se passe dans une atmosphère bonne enfant, mais la Cité de Calvin étant ce qu'elle est, je retrouve un ancien ami de l'Université après deux minutes de marche, je passe devant mon école primaire, traverse la cours intérieure qui a hébergé mes romances d'enfance pour finir dans l'ascenseur de l'immeuble de mes parents qui se souvient encore du claquement de mes talons quand je me dandinais d'impatience sur le chemin des soirées latines de mon adolescence.


Un an de voyage en quête de la version de adulte de soi-même pour finalement se retrouver nez-à-nez avec les souvenirs de 24 ans de vie dans un même appartement, un même quartier et une même ville…


Une parenthèse qui se ferme, mais non sans laisser ses traces.

-.-